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Interview – Joëlle Dago-Serry : L’Ivoirienne, « grande gueule » de RMC se confie

Joelle Dago Serry

Depuis 3 ans, elle officie sur le média français RMC, en qualité d’intervenante-choniqueuse. Au fil des ans, Joëlle Dago-Serry s’est installée confortablement dans le dispositif de l’émission « Les grandes gueules ». Elle s’est confiée à Urbanpress.

Pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?
Je suis Joëlle Dago-Serry, 40 ans et maman d’une petite fille. Je suis intervenante-chroniqueuse dans un talk-show, en France. En parallèle, je travaille dans l’immobilier et je suis créatrice de la marque « Suzanne Suzanne ». Une marque de prêt-à-porter féminin.

Comment avez-vous débuté dans les médias et comment vous débarquez sur RMC ?
J’ai débuté dans les médias par l’intermédiaire d’un casting. J’étais auditrice et j’écoutais l’émission « Les grandes gueules » qui, à l’époque, ne passait qu’à la radio. J’ai entendu qu’ils faisaient un recrutement par casting, c’était la première fois qu’ils le faisaient. J’ai donc postulé.

Ils demandaient à ce qu’on envoie une vidéo de 3 minutes, dans laquelle on devait réagir à un sujet d’actualité politique française et se présenter succinctement. J’ai envoyé cette vidéo un jour avant la fin du casting, pensant qu’ils n’allaient pas me retenir en fait. Et, quelques jours après, la production m’a appelée pour me dire que j’étais retenue dans les 5 finalistes, et qu’au cours de la semaine à venir, nous allions passer, chacun son tour, chaque jour, du lundi au vendredi.

Je suis passé le vendredi. Et, une ou 2 heures après mon passage, ils m’ont appelée pour me dire que c’est moi qui ai été retenue, et que je vais travailler avec eux, dans l’émission. Voilà comment tout ça a commencé, de manière un peu fortuite.

En tout cas, j’ai quand même fait le casting, même si je ne m’attendais pas à être retenue. Apparemment, ma prestation leur a plu. Et donc, depuis maintenant 3 ans, j’officie au sein des « Grande gueule ». Je suis une des « Grandes gueules » pour RMC. A l’époque, ce n’était que de la radio. Depuis maintenant 2 ans, c’est devenu aussi de la télé. Donc, maintenant on me voit à la télé.

Un extrait des « Grandes gueules » avec Joëlle Dago-Serry

Vous êtes Franco-Ivoirienne, ça vous dit de bosser pour des médias ivoiriens ?
Oui, bien sûr ! Ce serait un honneur pour moi de travailler pour des médias ivoiriens. J’avoue que jusqu’ici j’ai eu des articles dans la presse africaine. Mais en France métropolitaine, dans la presse afro on va dire, parce que c’est pas qu’africaine, il y a aussi les Antilles. Mais bien sûr, je serais honorée si un média ivoirien pense à moi. Mais après, c’est une question de distance et ça dépend de quel format. Je suis ouverte à tous. De toute façon, la Côte d’Ivoire, ce sont mes origines, ça serait un grand grand honneur pour moi.

Quelles sont vos impressions par rapport aux médias ivoiriens ?
En fait j’ai une connaissance assez limitée des médias ivoiriens, dans le sens où par exemple, pour la télé, j’ai l’occasion de la regarder que quand je suis en vacances, en Côte d’Ivoire. Après, comme je ne reste pas non plus tout le temps, parce qu’il faut aller voir la famille et il faut profiter aussi, donc je m’asseoir très peu devant la télé.

Mais, je sais qu’il y a une émission, parce qu’elle passe à midi, que j’ai eu l’occasion de regarder plusieurs fois, c’est « C’Midi ». Après, c’est des souvenirs un peu d’enfance. Je regardais « Wozo vacances », mes parents regardaient des chaines par le câble. Maintenant. ça beaucoup changé. A l’époque, on voyait une très grande différence avec les médias français. Et, moi je suis contente de voir l’évolution actuelle, parce que je retrouve à peu près les mêmes formats, le même professionnalisme que je peux retrouver en France.

Je sais que je suis aussi tombé sur « XFactor » Afrique, il y a 2 ou 3 ans, quand je suis venue, en fait, ce sont les mêmes genres de programmes qu’on retrouve ici. Pour la presse que j’ai pu lire, c’est la presse people « Life » ou « First ».

La Côte d’Ivoire et l’Afrique pleurent Dj Arafat. Que retenez-vous de ce chanteur ?
Oui, DJ Arafat… Je pense qu’il n’y a pas que la Côte d’Ivoire et l’Afrique qui le pleurent. La France aussi le pleure dans le sens où nous Franco-Ivoiriens. On a dansé sur ses tubes.

Moi, ce sont des souvenirs de fêtes familiales. J’ai beaucoup de frères et sœurs. Et donc, comme tout bon ivoirien qui se respecte, on aime danser. On aime se chambrer avec la danse. J’ai des souvenirs de battle, comme on dit ici, en France, à la sauce Coupé-décalé, des tubes de DJ Arafat.

C’est vrai qu’à l’annonce de son décès, sur le coup, je ne voulais pas y croire. En fait, j’ai cru que c’était encore un buzz pour annoncer la sortie de son album. Donc, je me suis dit qu’il reviendrait dans un jour ou 2 pour nous dire que c’était un buzz. Et puis, finalement, quand j’ai vu le ministre de la culture ivoirienne, qui s’est exprimé en disant qu’il avait vu le corps, on était obligé d’accepté. Mais c’était très très dur.

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J’ai un petit frère, il a le même âge que DJ Arafat, il a été très affecté. En plus, moi, je suis rarement touchée par la mort des chanteurs à part Michael Jackson. Je peux être touchée, mais superficiellement. Mais là, ça m’a vraiment vraiment touchée. Aussi, le fait qu’on passe les images de son accident tout ça en rajoutait encore sur la peine. Là, nous-même, ici, on attend, les obsèques, on suit ça depuis internet.

Vous venez souvent en Côte d’Ivoire ?
Mes séjours en Côte d’Ivoire se sont rapprochés ces dernières années. Mais j’ai eu un trou. Je suis venue petite, adolescente, beaucoup avec les parents, et puis une fois que j’ai pris mon indépendance, le temps de s’installer de mettre pas mal de choses en place, créer ma propre famille tout ça.

C’est vrai qu’il a eu quelques années quand même où je ne suis pas venue, je dirais 7 ou 8 ans. Et puis, j’ai eu ma fille et j’ai eu le besoin de retourner parce que ma fille son papa est des Antilles. Donc, je tenais absolument à ce qu’elle sache d’où elle vient. Elle est née en 2010. Et, depuis, j’essaie de revenir tous les 2 ans. Là, il est prévu que je revienne en début d’année prochaine, essayer de garder un rythme, parce que ce qui est important aussi pour moi, c’est de pouvoir découvrir d’autres pays du monde et d’Afrique aussi.

C’est vrai que comme nous ici, les vacances c’est 5 semaines par an. Donc, il faut un peu les diviser. J’essaie alors de faire la Côte d’Ivoire tous les 2 ans et aussi de découvrir d’autres pays, parce que je trouve que le voyage ça forme l’esprit. C’est très important de pouvoir s’inspirer, de voir ce qui se fait ailleurs, de connaître d’autres cultures. J’essaie donc de transmettre ça à ma fille. Mais, effectivement, il est important quand même de revenir, de remettre les pieds dans ses racines régulièrement.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?
Comme je suis croyante, je dirais que la volonté de Dieu s’accomplisse pour ma vie. Je dis ça parce que je marche souvent à l’instinct. Je n’ai pas de plan de carrière, je sais juste que je veux réussir ma vie. Mais je voudrais qu’elle soit réussie selon ce que Dieu à prévu pour moi.

Là je viens de créer ma marque et je vais me concentrer un peu plus sur ça, un peu plus sur l’année 2020, de sorte que ça puisse grandir. J’ai aussi des projets de pouvoir étendre cela à l’Afrique, à la Côte d’Ivoire, et si c’est la volonté de Dieu, ça se fera comme ça. Voilà ce qu’on peut me souhaiter.

https://www.instagram.com/p/Bycp79JlXw0/?igshid=yhjiymf7p1w6
Deux mannequins en tenue « Suzanne Suzanne », la marque de Joëlle
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