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Le journaliste Fidèle Goulyzia présente le Zouglou au Festival “Lumière d’Afrique”, à Besançon

Le journaliste Fidèle Goulyzia présente le Zouglou au Festival “Lumière d’Afrique”, à Besançon

Journaliste-reporter ivoirien, Fidèle Goulyzia prépare également une thèse en droit international humanitaire. Après avoir officié sur des radios ivoiriennes notamment Radio Amitié, à Yopougon, et Elit FM, aux II Plateaux, il a travaillé pour le compte de l'agence de presse panafricaine Alerte Info, au Bénin et au Togo.

En 2011, il intègre la chaîne LC2 Télévision en tant que reporter, avant de se retrouver en 2013 rédacteur en chef de la web tv Afrikatv. Aujourd’hui chroniqueur radio à RCF Besançon, en France, où il anime une chronique hebdomadaire consacrée à l'Afrique, "Echos d'Afrique", Fidèle Goulizya s’apprête à présenter un documentaire qu’il a réalisé, au Festival “Lumière d’Afrique”. Il s’est confié à Urbanpress.

Parlez-nous de l’événement que vous préparez à Besançon, en France ?
Du 11 au 19 novembre prochain se tient à Besançon la 17è édition du Festival des cinémas d'Afrique intitulé "Lumières d'Afrique". C'est un festival bien connu des cinéastes africain et qui est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable du 7ème art africain en France.

Besançon a une symbolique à souligner : c'est la ville natale de Victor Hugo et des frères Lumières. La ville est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Pour cette 17è édition, une vingtaine de pays africains sont en compétition dans les catégories longs métrages de fiction, courts métrages de fiction et documentaires.

Le Festival rend hommage cette année à l'illustre sculpteur sénégalais Ousmane Sow, premier Noir à intégrer l'académie des Beaux-Arts, décédé en décembre 2016 à Dakar.

 Qu’en est-il de la Côte d’Ivoire ?
La Côte d'Ivoire et le Zouglou seront à l'honneur au cours de ce festival. Puisqu'un "Ecran blanc" lui est dédié. Le 17 novembre, dans le cadre des projections hors compétition, mon documentaire "Anthologie du Zouglou", réalisé à Abidjan en 2015 à la faveur des 25 ans du Zouglou, sera projeté.

Autour de cette projection, l'Association des étudiants ivoiriens de Bourgogne Franche Comté organise un panel intitulé "Zouglou, identité culturelle ivoirienne et ciment de l'unité nationale". Enfin, l'artiste musicienne ivoirienne, Joyce Tape, bassiste et chanteuse, transfuge de l'orchestre de la Marine nationale et vivant à Besançon, animera le concert de clôture du festival le 19 novembre.

Pourquoi le choix du Zouglou ?
Je suis d'abord passionné de documentaires et de reportage qui parlent du vécu des populations et qui sont capables de retracer fidèlement l'Histoire des peuples. C'est même ce qui m'a vraiment poussé vers le journalisme, malgré ma formation de juristes.

Je ne trouvais pas normal que l'Histoire de l'Afrique, des Africains, soit racontée par d'autres peuples. Il faut rompre le cercle vicieux de l'histoire du lion comptée par le chasseur.

Quand je suis rentré en Côte d'Ivoire, en 2013, en provenance du Bénin pour conduire le projet de web tv panafricaine Afrikatv de mon confrère béninois Steev Hondjo, j'avais à cœur de relever ce défi.

A titre d'exemple, mon équipe de tournage et moi avions constaté un vide documentaire sur l'épopée de Sénégal 92 des Eléphants de Côte d'Ivoire. Nous avons donc réalisé entre Abidjan et Paris un documentaire de 52 mn avec les confidences inédites de tous les acteurs de cette glorieuse page du football ivoirien.

Ce documentaire a été diffusé en février 2015 par la RTI (la télévision publique ivoirienne, Ndlr), avant la finale remportée de haute lutte par les Eléphants d'Hervé Renard. Le Zouglou m'intéressait parce qu'il est devenu 25 ans après son éclosion, une véritable identité culturelle ivoirienne à forte valeur ajoutée capable de rassembler tous les Ivoiriens.

Avec mon équipe de tournage, nous avons donné la parole aux acteurs majeurs de ce phénomène culturel à travers un récit de la genèse de ce rythme et cette philosophie de vie.

 A part votre documentaire, la Côte d’Ivoire sera-t-elle représentée à un autre niveau à ce festival ?
Aucun long métrage ou court-métrage de fiction ivoirien n'est en compétition cette année. Par contre, un panorama sera consacré au film Laurent et Safi d'Anton Vassil, plébiscité lors de précédentes éditions où l'on retrouve des acteurs ivoiriens Tatiana Rojo, Michel Gohou et Teeyah. Sans oublier, bien sûr, ce concert de clôture où notre compatriote Joyce Tape donnera toute la mesure de son talent.

 Que représente ce événement pour vous ?
Sur le plan personnel, c'est une tribune d'expression qui permet de mettre en lumière ma passion pour le genre documentaire. C'est une invitation à mieux faire dans le métier. Cette année est une année particulièrement fructueuse pour moi, puisqu’en mai dernier, à Casablanca, j'ai été primé "Reportage audiovisuel de l'année" par la Fondation Mohammed VI pour la protection l'environnement, pour mon reportage sur un village malien électrifié à l'hydrogène naturel.

Plus largement, ce genre d'évènement est une vitrine reluisante pour notre pays, la Côte d'Ivoire. Le panel organisé par l'association estudiantine de Bourgogne Franche Comté, présidé par mon compatriote Kobenan Kpri, lui-même en dernière année de thèse de droit public, est édifiant.

Nous parlons d'unité nationale par la Culture et le Zouglou ; un thème qui doit parler à tous les Ivoiriens et qui nous invite à l'unité dans un contexte socio-politique très tendu. Etre capable de rassembler les Ivoiriens, la diaspora autour de valeurs culturelles inaltérables reste pour nous un gain inestimable.

 Pour finir…

Je voudrais simplement saluer la presse culturelle ivoirienne dans sa diversité. Elle s'est forgée à l'aune de la plume des pionniers qui ont transmis cette volonté de défendre la culture ivoirienne à l'époque un peu trop extravertie. La Côte d'Ivoire peut être fière aujourd'hui de sa presse culturelle qui est à l'avant-garde de cette lutte.

Je voudrais saluer son mérite dans la célébration de nos identités remarquables sur le plan culturel. Les initiatives de presse en ligne de qualité font honneur à la Côte d'Ivoire. Je voudrais tirer mon chapeau à cette formidable équipe de Urbanpress qui fait rayonner la culture ivoirienne.

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