The current Bet365 opening offer for new customers is market-leading bet365 mobile app You can get a free bet right now when you open an account.

Manoo Lele raconte ses problèmes avec le Fisc français

Manoo Lele raconte ses problèmes avec le Fisc français

Vivant depuis quelques années en France, l’artiste chanteur Manoo Lele s’est orienté vers un autre secteur d’activité. Celui qui a fait danser les zouglouphiles avec son titre “Prends mon cra” au début des années 2000, est aujourd’hui un chef d’entreprise. A la tête de la marque “Kelway”, M. Amani Dadié (Son nom à l’état civil) retrace ici son parcours qui l’a conduit dans cette jeune entreprise de textile qui fait la fierté de la Cote d’Ivoire.

Peut-on dire que tu as mis la musique en veilleuse ou tu as carrément tourné la page ?
La musique et moi c’est terminé sur le volet discographique. C’est-à-dire que je ne produirai plus d’album. Mais n’empêche que je fais toujours des petits concerts avec mon groupe “Zouglou Feeling”. Ce qui me permet d’être toujours dans le milieu musical.
 
Comment as-tu monté ton orchestre ici à Paris ?
Il faut dire qu’à mes débuts, je ne maitrisais pas les rouages du live. C’était vraiment difficile. Mais Dekiss du groupe Surchoc m’a vraiment motivé dans ce domaine. C’est donc avec ses conseils que j’ai réussi à faire mes premiers pas dans un orchestre. On a mis sur pied d’abord notre premier orchestre qui n’a pas fait long feu à cause de certains problèmes. J’ai donc monté un autre band “Kiffyz 225”. Et aujourd’hui je suis avec “Zouglou Feeling”.
 
Alors que ton public t’attendait sur une brillante carrière musicale on te retrouve dans la mode. Comment es-tu arrivé dans ce milieu ?
Comme je le dis souvent, je suis un enfant de “la cours commune”. Dans la “cours commune” on est appelé à toucher à tout ce qui s’offrait à nous. Quand je suis rentré en France par le biais de la musique, après une série de spectacles je me suis orienté vers le foot. Ce qui m’a ouvert aussi des portes et m’a permis que je fasse certaines rencontres importantes. Aujourd’hui je suis dans la mode. Mais il faut savoir que ce n’est pas quelque chose de totalement nouveau pour moi. Parce qu’avant d’être révélé au monde de la musique, j’étais d’abord vendeur de friperie pendant 12 ans en Côte d’Ivoire. J’étais au “Black Market” à Adjamé, ensuite je suis allé m’installer à Man, puis à Bouaké où j’ai commencé à faire la musique à travers l’ambiance facile.
 
Qu’est-ce qui a motivé la création de ta marque ?
Au fait, je suis parti sur la base du zouglou qui est le genre musical que j’ai toujours pratiqué et aussi l’identité musicale de la Côte d’Ivoire. Je donc décidé donc d’apporter un plus au zouglou, mais sur le volet vestimentaire. J’imprimais sur les t-shirts des phrases ou des dictons des tubes zouglou qui ont marqué leur temps. Ensuite, sur conseil de certains ainés, j’ai décidé de me professionnaliser et de créer la ligne de vêtement “Kelway” afin de toucher une clientèle plus vaste.
 
Et comment es-tu arrivé en seulement 3 ans à imposer Kelway au niveau de la diaspora et aussi en Afrique ?
Oui, franchement il y a de la positivité et pour cela je ne cesserai de dire merci au Très-Haut qui a permis que cette expérience se positionne mieux. Et aujourd’hui on va dire que Kelway est la marque de la diaspora et de la génération 90 en Côte d’Ivoire, la génération zouglou. Elle va maintenant au-delà de l’Europe où nous vivons et où nous avons eu cette idée. Elle est en train d’inonder l’Afrique tout doucement. Notre objectif, c’est de couvrir toute l’Afrique… et pourquoi pas le monde.
 
En ce début d’année 2018 tu as déjà participé à deux grand rendez-vous culturels internationaux, le Masa (Marché des arts du spectacle d’Afrique) à Abidjan et celui de la Francophonie à Paris. Quels sont tes sentiments après ces deux dates ?
C’était de très belles expériences. Le Masa a été une très belle occasion pour nous, car le public et les autres exposants ont apprécié notre travail. On était un stand tout minuscule mais qui ne désemplissait pas. Car nous étions le seul stand à vendre du streetwear. Ça été une grande plateforme de visibilité et de communication. Ce qui nous a permis d’avoir des entrées au Burkina Faso et au Mali où la marque sera bientôt représentée. Ensuite juste à la fin du Masa, j’ai été contacté pour que participe à la Francophonie.

Ça été aussi une grosse ouverture pour notre jeune entreprise. Je prépare la 6e édition du festival “La nuit du costume africain” qui aura lieu à Bordeau le 14 avril prochain. Au fait pour comprendre l’évolution de Kelway, il faut faire référence à des structures d’accompagnement de Start-up qui sont des incubateurs. S’il n’y avait pas d’incubateur avec nous ne serions pas à ce niveau. Et Dieu a permis qu’on ait “Incub’Ivoire” qui nous accompagne depuis plus de 2 ans. Je profite pour inviter les jeunes entrepreneurs qui ont besoin de soutien, à entrer en contact avec des incubateurs qui les accompagneront dans réalisation et la mise en œuvre de leurs projets.
 
Pourra-t-on donc voir Kelway dans de grosses vitrines en Europe ?
Oui on n’est pas loin d’arriver à ce niveau. Notre incubateur se bat vraiment pour nous dans ce sens. En plus nous avons des produits de bonne qualité conformes aux normes internationales. Donc il n’y a pas de raison qu’on ne figure pas dans de grandes boutiques.
 
Le siège social de ton entreprise est à Paris ?
Non. Quand nous commencions cette aventure, on était basé ici en France, à Ivry sur Seine. J’étais dans ma logique de petit vendeur de friperie, donc je ne maitrisais pas encore les notions d’entreprenariat. Mais la fiscalité française nous a mis une vraie “gifle”. On avait une dette de presque huit (8) mille euros, en un et demi d’exercice. Mais nous avons entièrement épongé cette dette avec la petite marge bénéficiaire que nous avions. Donc à ce jour, on ne doit plus rien à l’Etat français sur le plan fiscal. Ensuite j’ai compris qu’il fallait délocaliser le siège de Kelway pour le domicilier en Côte d’Ivoire. Mais nos produits sont fabriqués en France.
 
Quel est ton sentiment suite au décès de Dezy Champion que tu connais très bien ?
Je suis vraiment affecté par le décès de Champion dans la mesure où il a été mon idole avant qu’on soit collègue. Je me souviens, dans mes moments de galère à Man, je me déguisais pour aller interpréter ses chansons dans des soirées. Et quand on se voyait, il me chambrait sur ce fait. Franchement, c’était un très bon ami, un très bon frère. C’est dommage ! Le 18 mars dernier on était ensemble dans un espace à Yopougon. C’est le destin, c’est Dieu qui a voulu, on ne peut rien contre. Tout ce qu’on peut lui souhaiter que son âme repose en paix. Et il ne faut pas qu’on oublie sa famille. Parce que c’est quelqu’un qui n’a jamais eu de litige avec un artiste.
 

© Urbanpress. Reproduction totale ou partielle strictement interdite sur tout support sans autorisation préalable.

Contactez la rédaction de Urbanpress :
00225 07 730 630 — ? Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

À découvrir aussi...

YouTube dr quinn medicin kvinna säsong 1 http://apotekutanrecept.se/ OTC-medicin för influensa