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Marguerite Abouet : ‘’Si j'avais fait “Aya de Yopougon” ici, en Côte d'Ivoire... ’’

Marguerite Abouet : ‘’Si j'avais fait “Aya de Yopougon” ici, en Côte d'Ivoire... ’’

Écrivaine et scénariste de bande dessinée, Marguerite Abouet est l'auteur de “Aya de Yopougon”. Invitée spéciale du festival ‘’Coco bulle’’, dont la 4e édition s’est tenue du 16 au 18 mars dernier, à Grand-Bassam (sud de la Côte d'Ivoire), Urbanpress l'a rencontrée.

Comment est venue l’idée de ‘’Aya de Yopougon’’ ?
L’idée est venue d’un constat : j’ai remarqué que les occidentaux montraient plus le mauvais coté de l’Afrique. Il fallait donc montrer qu’il n’y avait pas que des calamités, des malheurs en Afrique. Il fallait leur dire qu’il y a de la vie, une jeunesse entreprenante et dynamique, de belles choses à découvrir.

Selon vous, quelle est l'importance de la bande dessinée dans la société ?
La bande dessinée n’est pas que didactique ou pédagogique, c’est aussi pour sensibiliser. En Afrique, quant on parle de bande dessinée, on a l’impression que c’est destiné aux enfants. Non ! La bande dessinée  est intergénérationnelle. Elle aborde tous les genres littéraires ; on peut raconter des histoires humaines dessinées, des découvertes faites au cours des voyages, des témoignages. C’est en cela que réside l’utilité de la BD. Le dessin permet de passer beaucoup de messages, des messages importants d’ailleurs.


Avec le dessin, il est plus facile de s’adresser aux illetrés. Il y a énormément de personnes qui ne savent pas lire. Avec le dessin, c’est plus facile de comprendre  le message.

Est-ce que les Africains sont sensibles à vos messages ?
Personnellement, je fais des livres par plaisir. Mon boulot est de tisser des ponts entres l’Afrique et le reste du monde. Et, je suis tellement fière quand je vais dans d’autres pays partager mon expérience, dire qu’on n’est pas différent, nous vivons comme vous, nous avons des envies. Le message, c’est de les emmener chez moi.

Auriez-vous le même succès pour ‘’Aya de Yopougon’’ s’il était éditer en Afrique ?
Bien vrai que c’est parti de l’Europe mais j’ai du succès en Afrique. Et dans les librairies européennes, les livres ‘’Adoras’’ (Roman Rose) se vendent comme des petits pains. Si j’avais fait ‘’Aya de Yopougon’’  ici, peut-être que les dessins auraient été différent, peut-être que la pagination serait différente.

Qu’est ce qui fait défaut dans les créations africaines ?
Le problème est que la plupart du temps, les livres ne sont pas beaux. Un livre, c’est aussi l’attrait. C’est ce qui donne envie de l’acheter. Si j’avais fait ‘’Aya de Yopougon’’  ici, en Côte d’Ivoire, j’aurais exigé une qualité qui soit meilleure.

Pensez-vous que les éditeurs doivent s’intéresser davantage aux bandes dessinées ?
Effectivement ! C’est un vrai marché en Europe, où il y a énormément de maison d’édition. Par rapport à la Côte d’Ivoire où il n’y a que deux maisons d’éditions. Comment voulez-vous éditer des livres avec ces deux maisons ? Surtout que le processus d’édition coûte cher. Encore, les parents n’offrent pas de BD à leurs enfants, estimant que c’est pour s’amuser. Il y a toutes une panoplie de préjugés autour, ce qui fait que c’est compliqué. Les choses iront à partir du moment où un éditeur prendra le courage d’éditer plusieurs dessinateurs.

Votre message à l’endroit des jeunes qui veulent se lancer dans l’aventure de la bande dessinée ?
A cette jeunesse dynamique et entreprenante, il faut qu’elle se forme et montre de beaux dessins. S’il est difficile de trouver de maisons d’éditions, il faut exploiter la piste du numérique. Il existe de nombreux blogs et plusieurs dessinateurs ont commencé par des blogs. En postant tous les jours une histoire. En fonction du nombre de clics, les maisons d’éditions s’y intéresseront forcement.

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