The current Bet365 opening offer for new customers is market-leading bet365 mobile app You can get a free bet right now when you open an account.

Mike Le Bosso : “On a engagé une procédure judiciaire contre Yabongo Lova”

Mike Le Bosso : “On a engagé une procédure judiciaire contre Yabongo Lova”

Directeur de “Bosso Production” et membre fondateur de l’Association ivoirienne du showbiz de la diaspora (AISB Diaspo), Mike Le Bosso est une personnalité influente dans le milieu du showbiz ivoirien à Paris. Quelques semaines après la création de cette nouvelle association, l’ancien producteur de Yabongo Lova s’exprime...
 
Qu’est-ce qui a motivé la création de l’AISB ?
Nous avons créé cette association pour faire avancer le showbiz ivoirien au niveau de l’Europe. Avec AMPPC (Association des managers, producteurs et promoteurs culturels de la diaspora), il n’y avait plus d’entente. C’était la division. Et vous-mêmes, vous avez constaté ce qui s’est passé sur les réseaux sociaux. Il y avait deux clans, tout était bloqué. Et donc, pour sortir de cette situation et avancer, nous avons créé cette nouvelle association.
 
Selon vous, quel était le véritable problème à l’AMPPC ?
Le problème de l’ancienne association, c’est qu’elle était dirigée par un incompétent. Et leur but réel était de barrer la route et d’enfermer les structures d’évènementiel qui existaient déjà.
 
Pourquoi ne pas aller à l’Assemblée générale pour élire un nouveau président, plutôt que de créer une nouvelle association ?
Au départ, c’est ce qu’on a voulu faire. Aller à l’AG (Assemblée générale, Ndlr) et élire un nouveau président. Puisque Eric Saki et Marco Sfr étaient candidats. Mais on a découvert que le président du comité ad ’hoc était de connivence avec l’équipe de Marco Sfr. On a donc demandé la démission du président de ce comité. Ce dernier a préféré démettre tout le comité. Ensuite, l’équipe de Marco Sfr a retiré sa candidature. Et cela a créé un blocage. Pour donc éviter les conflits, on a mis sur pied une nouvelle association qui a AISB, afin de travailler.
 
Selon Joss Men Joss, il y a un groupe au sein de l’AMPPC qui a toujours saboté ses actions…
Moi, je n’ai jamais été membre de cette ancienne association. C’est d’ailleurs une association que j’ai combattue, parce que je savais que Joss Men Joss était là pour sa personne. Il n’a jamais posé un acte pour que l’association avance. Il torpillait tout le monde. Il envoyait des mails à l’ambassade (de France, Ndlr) pour torpiller Bosso Production, avec le logo l’AMPPC. Il n’a jamais rien organisé avec cette structure. C’est ce qui a fait qu’il a échoué. Quand on a voulu le remplacer par une personne plus compétente, il n’a pas accepté. Et voilà qu’on a créé une nouvelle association...
 
Ne craignez-vous pas que les problèmes de personnes qui existaient dans l’autre association ne renaissent dans l’AISB ?
C’est au président Eric Saki de créer la cohésion et l’unité au sein de cette association. C’est lui seul qui pourra créer la division, s’il s’appuie sur un noyau, c’est-à-dire ses amis à lui. C’est ce qui va créer des problèmes. En tant que président, il doit être au-dessus de la mêlée et travailler avec objectivité et honnêteté avec tout le monde. Ainsi, les choses iront mieux. Il faut la sincérité dans tout ce qu’on fait.
 
Que comptez-vous faire pour les acteurs du showbiz ivoiriens en France et dans toute l’Europe ?
Déjà, on veut assainir le milieu du showbiz ivoirien. Et éditer des règles comme, par exemple, inclure au moins trois artistes de la diaspora dans un spectacle organisé par un promoteur ivoirien. Créer l’assurance universelle pour tous les acteurs du showbiz de la diaspora. On veut aussi aider les artistes ivoiriens à se faire connaitre à l’international, et leur faire connaitre le fonctionnement de l’industrie musicale. On veut aussi mettre en place une maison de la Culture.

C’est-à-dire une salle pour y organiser des spectacles et différentes cérémonies. Donc, il y a plusieurs choses qu’on veut mettre en place, mais on attend que le bureau soit investi avant de commencer le travail. Voilà un peu ce qu’on fera pour le showbiz ivoirien.
 
Pourquoi imposer aux promoteurs d’inclure des artistes de la diaspora dans leurs spectacles ?
Vous savez, les artistes de la diaspora ne vivent pas de leur art, ici. Ils sont obligés de travailler, pour faire face à leurs charges. Donc, le fait de les inclure dans les spectacles leur permettra de vivre de leur art. Le choix des artistes dépendra du producteur. Mais l’exigence est qu’il choisisse un, deux ou trois artistes de la diaspora dans ses spectacles. On ne lui impose pas d’artiste ni de cachet. Il en discutera avec l’artiste qu’il aura choisi.
 
On espère que vous ferez en sorte que les artistes ivoiriens sortent de la communauté pour jouer devant un public plus grand et varié…
C’est cela notre but. Ce n’est certes pas l’association qui va piloter les spectacles d’un promoteur, mais on sera comme le garant de toutes les structures. Et chaque structure organise ses spectacles selon ses moyens. C’est vrai qu’on veut sortir de la communauté, mais organiser un spectacle demande beaucoup d’argent. Donc les gens font avec les moyens de bord. Sinon, on a tous envie d’organiser des spectacles au Zénith, à Bercy et autre. Mais c’est très couteux.

Il faut savoir que la location d’une salle, coute au minimum 5000 euros (3,2 millions de FCFA, Ndlr), pour les plus petites salles. Ensuite, il faut prendre en charge les billets d’avions, les cachets, le personnel, etc. Vous savez, le problème des artistes ivoiriens, c’est qu’ils ne sont connus que dans la communauté ivoirienne et africaine. A part Magic System, Alpha Blondy et Tiken Jah, les autres artistes sont moins connus.

Donc, on les fait jouer où on pourra rentrer dans nos fonds. C’est dans la communauté. Et s’ils sont connus à l’international, on pourra les faire jouer dans les grandes salles. Mais tout cela demande beaucoup d’argent. Et on n’a pas de gros budgets, ni aucun sponsor, ni aucun accompagnement du ministère de la Culture. Pourtant Dieu seul sait ce qu’on fait pour la Culture ivoirienne.
 
Justement, avez-vous pensé à faire connaitre les artistes ivoiriens sur le plan international ?
Ce n’est pas nous qui devons faire connaitre les artistes ivoiriens à l’international. C’est la qualité de leurs productions qui fera d’eux des artistes internationaux. Il faut déjà que leurs œuvres soient de bonne qualité. On va les aider à être connu à l’international. Mais vous savez, moi je suis dans l’industrie musicale, je sais de quoi je parle. On n’impose pas un artiste à un gros label.

On peut leur faire écouter des chansons, s’ils aiment, ils peuvent signer. Mais on ne peut rien leur imposer. Seul le travail de l’artiste en lui-même peut le faire connaitre. Sinon, nos artistes vont toujours rester dans la communauté. C’est à eux d’être structurés, ou d’appartenir à une structure qui pourra les faire connaitre.
 
“Bosso Production” est-elle une structure qui pourrait ouvrir de grandes portes aux artistes ivoiriens ?
Oui, “Bosso Production” est structure qui est reconnu en France et étant producteur, promoteur, éditeur, et je suis aussi membre de la société civile des producteurs, je siège dans une commission. Bosso Production peut aider les artistes à être connu mondialement. Mais, comme je l’ai dit, il faut d’abord que les artistes produisent des œuvres de qualité. Il faut reconnaitre que les artistes ivoiriens sont très mal conseillés.

Quand tu veux les mettre sur le droit chemin, pour leur faire des ouvertures, il y a toujours des gens qui sont là pour vous mettre les bâtons dans les roues, pour vous séparer. Ce qui retarde leur évolution. C’est ce qui s’est passé avec Yabongo et Atito. Yabongo, on l’avait sorti carrément du milieu ivoirien. Il était connu dans les cités. Quand tu es connu dans les cités, tu rentres dans le système français.

Parce que ce sont les enfants des cités qui font la promotion des artistes.  Et vous avez vu ce qui s’est passé. Mais l’album qu’il a produit, même si c’est un album de qualité, pour lui, il n’est plus dans le système. Il retombe encore dans le milieu ivoirien.
 
Avec Yabongo, tu as des regrets ?
Oui, j’ai beaucoup de regrets pour Yabongo, mais pas pour moi. J’ai ma structure qui est connu mondialement. Mais lui, il régresse. Avec la qualité de l’œuvre qu’on a faite, David Tayorault et moi, Yabongo était déjà connu partout. J’avais même prévu des dates pour lui aux États-Unis, vous pouvez lui demander. Mais des gens que j’ai pris pour travailler à mes côtés, l’ont monté contre moi. Aujourd’hui, il est en train de régresser. Le talent il est là.

Mais quand on compare les deux œuvres qu’il a réalisées, la première n’a rien à voir avec la seconde. Simplement parce qu’il n’y a pas eu d’encadrement. Yabongo a été conseillé par des personnes qui ne l’aiment pas en vrai. Je pense qu’il a commencé à comprendre. On avait commencé quelque chose qui allait faire de lui un artiste au niveau de Magic System. Mais ces gens-là sont venus, ils ont pensé à leur ventre, ils nous ont divisé.

Ils se sont accaparé de Yabongo et ne le font que tourner dans la communauté ivoirienne, dans les petites salles, dans les petits bars, dans les bistrots. Alors qu’on avait fait au départ un travail qui allait rapporter dans le futur. Pour réussir et être un grand artiste en France, il te faut un gros réseau. C’est-à-dire qu’il faut être dans le système. Mais Yabongo n’a pas compris cela. Il s’est laissé emballer par des menteurs.

Quand je le vois tourner avec des gens qui n’ont rien à voir avec le showbiz, je suis vraiment très déçu pour lui. Ils sont autour de lui pour des profits, pour leur ventre. Sinon, ils ne connaissent pas le travail pour le faire avancer. Et je pense qu’il va comprendre un jour.
 
Tu as la possibilité d’atteindre tes objectifs avec d’autres artistes, pourquoi te limiter à Yabongo ?
Yabongo, c’est une vieille histoire. C’est vous qui en parlez. Sinon moi, je suis passé à autre chose. On reste des frères, mais on ne va plus travailler ensemble. Actuellement, j’ai des jeunes artistes rappeurs qui sont en studio que je vais signer. J’ai décidé de travailler tout doucement pour ne pas faire les mêmes erreurs que j’avais faites avant. Et Yabongo me doit un album, puisqu’on avait un contrat de 2 albums. J’ai engagé une procédure judicaire avec l’avocat de la structure au tribunal de Rouen. Sinon Yabongo, ce n’est plus ma tasse de thé. C’est vraiment dommage pour lui.
 
Tu as traduit Yabongo en Justice ?
On est en litige. Et quand il y a litige, il y a procédure judiciaire. On a donc engagé une procédure judiciaire contre lui depuis le mois de mars. Ça va prendre le temps que ça prendra, vous connaissez la justice française, elle est lente mais elle est sûre. On a fait ce qu’il faut et là, on attend la réponse. C’est pas pour mettre quelqu’un en prison. C’est parce que on a été abusé. On a signé un contrat de deux albums, sans limitation de duré. Et il se trouve que Yabongo sort un album sans l’aval de personne. C’est donc à la justice de dire le droit.
 
Tu es aussi initiateur du festival de la musique ivoirienne à Paris qui reprend après quelques années de silence…
Oui, le festival de la musique ivoirienne revient après deux ans de pause. Et ce sera le 8 décembre prochain à Paris, avec à la présentation Didier Bléou. Il y aura beaucoup d’innovations. Didier travaille dans ce sens pour que le festival soit différent des précédentes éditions. Le moment venu, on va étaler tout le programme.

© Urbanpress. Reproduction totale ou partielle strictement interdite sans autorisation préalable.

Pour contacter la rédaction :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

À découvrir aussi...

YouTube dr quinn medicin kvinna säsong 1 http://apotekutanrecept.se/ OTC-medicin för influensa