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Yabongo Lova : “On ne veut plus du Zouglou qui va se limiter à la Côte d’Ivoire”

Yabongo Lova : “On ne veut plus du Zouglou qui va se limiter à la Côte d’Ivoire”

Annoncé depuis plusieurs semaines à Strasbourg, l’artiste ivoirien Yabongo Lova a donné un grand concert le 28 avril dernier, dans la capitale du Bas-Rhin. Avant de monter sur scène, le zouglouman a bien répondre aux questions de Urbanpress.
 
Quelles sont tes empressions avant ton 2e concert à Strasbourg ?
Je suis une fois de plus très heureux d’être à Strasbourg. Je suis là dans la cadre de la tournée pour la promotion du nouvel album qui est sorti depuis le 16 octobre 2017. On devrait venir depuis fin mars. Mais notre programme était tellement chargé qu’on a dû reporter la date du concert au samedi 28 avril dernier. Je remercie tout le public et mes fans pour leur indulgence et leur patience.
 
Tu es présenté comme le porte-flambeau de la nouvelle génération d’artistes Zouglou…
A chaque époque, sa génération. Nous sommes certes une nouvelle génération, mais nous évoluons tous dans cette même sphère du Zouglou. Et chacun œuvre à sa façon pour promouvoir cette musique. Les “vieux pères” (les aînés, Ndlr) ont fait ce qu’ils pouvaient. C’est maintenant à notre tour de faire ce qu’il y a à faire pour que cette musique soit toujours dans le temps.
 
En l’espace de deux albums tu es déjà au top de ta carrière. Quel est ton secret pour être à ce niveau ?
Je pense que c’est le travail. Parce que dès le premier album, je me suis dit qu’il me fallait un orchestre qui m’accompagnerait partout dans mes prestations. On prenait toujours le temps de répéter et de travailler pour donner toujours le meilleur à notre public. Je pense donc que c’est le travail et rien que le travail. Il faut dire aussi qu’en plus de la chanson, on a ajouté de la chorégraphie, pour donner plus de sensation. On a aussi travaillé nos textes afin qu’ils soient accessibles à tous, jeunes et adultes.

Cet album marque un tournant décisif dans ta carrière, car c’est une autoproduction. Pourquoi avoir choisi de te produire toi-même ?
Oui, parce que sur le premier album, j’ai eu beaucoup de problèmes avec la personne qui a produit cet album : mon premier producteur…
 
Tu veux parler de Mike le Bosso ?
Oui, Mike le Bosso. On s’est dit trop de méchancetés. J’ai donc réfléchi, et pour ne plus avoir d’autres problèmes avec d’autres personnes, j’ai décidé de me produire moi-même, avec les fonds que j’ai. Et Dieu a permis que ce soit fait ainsi. L’album “Plus qu’une lumière” a vu le jour, et les CD se vendent très bien, par la grâce de Dieu.

Aujourd’hui, vos relations se sont améliorées et vous vous êtes même retrouvés récemment à Paris. On peut donc dire que la paix est définitivement revenue entre vous ?
Oui, il n’y a jamais eu de véritable guerre. C’est juste que le père et le fils ne se sont pas entendus sur certains points. Après, ils ont décidé de faire chemin séparément. Mais on est toujours ensemble. C’est mon père et je le respecte. C’est un monsieur qui a beaucoup fait pour moi. C’est lui qui a permis que je sois Yabongo. Je lui dis encore merci pour ce qu’il a fait. Mais comme on dit “chacun est dans son chacun”.
 
Pourra-t-on vous revoir ensemble pour une collaboration ?
Non ! Mais vu qu’il organise des spectacles, s’il m’invite et que j’ai un bout de temps, je pourrai passer pour participer à ses évènements. Mais dire qu’on va travailler ensemble et réaliser un autre album, non, je ne crois pas que ça pourra arriver.
 
On dirait que tu gardes un mauvais souvenir de cette collaboration…
Non, pas véritablement ! Je garde de bons et de mauvais souvenirs à la fois. Mais la vie est faite ainsi. Il y a des hauts et des bas. On s’est disputés sur pas mal de choses, mais j’ai aussi appris pas de mal choses auprès de lui.
 
Que ce soit en Afrique ou en Europe, tu chantes pour un public africain. Que comptes-tu faire devant un public européen ?
On veut y aller tout doucement. D’abord, il faut faire connaitre notre musique aux Français. Voilà pourquoi quand je suis en France je passe sur des radios écoutés par des Français. J’ai un titre, “Shap Shap”, qu’on va promouvoir sur ces radios. Donc, tout doucement, on essaie de s’insérer dans le public français. Même si dans un premier temps c’est un peu timide, on est confiant qu’avec le temps, ils apprécieront ce qu’on fait.
 
Avant toi, il y a eu Magic System, qui est le porte-étendard du Zouglou dans le monde entier. Penses-tu être sur la voie de ces ainés ?
C’est mon souhait. Chaque fois que je suis avec le grand-frère A’Salfo, ce sont des conseils qu’il me donne. C’est vrai, on ne veut plus de cette musique zouglou qui va se limiter à la Côte d’Ivoire. On essaie de l’exporter à notre façon. Voilà pourquoi on se frotte à certaines personnes bien placées dans le milieu du showbiz ici, en Europe, pour aussi avoir de la visibilité. J’essaie donc de faire comme eux pour être sur le bon chemin.

Un message à tes fans, en Europe ?
Je leur dis merci. Je continuerai de travailler davantage pour plaire aux européens. Car on a besoin de sortir de la communauté africaine, pour aller vers ce public et être sur plusieurs festivals.

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